Le travail d’Amélie Scotta est un va-et-vient constant entre artisanat et numérique. Dans ses dernières séries, elle s’intéresse à l’architecture comme « folie humaine ». De la démesure des stades et gratte-ciel à l’incontrôlable prolifération des immeubles d’habitation, se dégage un mélange de malaise et de fascination. Par un dessin basé sur la lenteur et la répétition, elle confronte l’aléatoire de la main à la perfection de la machine pour réinjecter de l’humain à ces constructions. Les papiers sont fragiles, les perspectives imparfaites, les échelles discutables. L’illusion est là, mais tout ce décor semble précaire.